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Histoire de la commune


Le domaine de Ker Martin où naquit saint Yves Hélori

Saint Yves entre le riche et le pauvre église de Minihy-Tréguier (coll Gallais)

C’est à Ker Martin que naquit en 1250, plus sûrement qu’en 1253, selon la chronologie  établie par plusieurs historiens, Yves Hélori de Ker Martin. Il est le saint patron des hommes de loi, des bretons, des marins, et de tous ceux et celles qui se réclament d'un « esprit juste » au quotidien.

C'est également là que mourut le 19 mai 1303 celui qui devint quelques années plus tard saint Yves honoré chaque année sur ses terres à cette date anniversaire par un Pardon. L'exceptionnelle rapidité de l'ouverture du procès en canonisation prononcée par le pape Jean XXII en 1330 permet de recueillir et de croiser pour les authentifier un grand nombre de témoignages de personnes ayant côtoyé Yves Hélori de son vivant. Seuls quarante-cinq témoins sur deux cent vingt-cinq se dirent moines ou clercs et parlaient donc certainement le latin. Les autres récits se firent majoritairement en breton et furent traduits en latin.


Nous trouvons également  dans ces écrits un descriptif fiable des conditions de vie de nos ancêtres dans la campagne environnante au Moyen âge.  Le recueil des témoignages, tous donnés sous serment porté sur la Croix ou l'Evangile, se fait à Tréguier du 23 juin au 4 août 1330. Il n'y a donc que 27 ans entre la mort d'Yves Hélori et le début du procès canonique.

La  famille d’Yves Hélori fait partie de la petite noblesse bretonne. Les armoiries familiales sont « d'or à la croix engreslée de sable cantonnée de quatre alérions de même ». La devise de la maison de « Ker Martin » est « A tout dix ».  Ces armoiries se retrouvent sur l'église actuelle de Minihy-Tréguier, extérieurement ainsi qu'intérieurement sur l'autel et les vitraux.
Elles sont  mentionnées à plusieurs reprises dans un relevé intérieur du mobilier de l'église établi en 1601 et conservé aux archives des Côtes d'Armor. Tancrède ou Tanoic de Kermartin, grand-père paternel d’Yves, était détenteur d’un modeste fief situé dans le temporel de l’évêque de Tréguier. Accompagna-t-il saint Louis lors de ses croisades et est ce là qu'il gagna son titre de chevalier? Cela n'est pas établi.
Il est plus certain qu'il avait acquis sa réputation de bravoure dans les guerres de Pierre de Dreux. Selon  le rapport écrit des cardinaux lors de l'enquête du procès de canonisation de saint Yves, son père est mentionné par les témoins sous le nom de Hélori de Ker Martin. Il est damoiseau, ce qui veut dire qu'il n'a pas été adoubé chevalier. L’usage de cette époque veut que l’on rajoute au nom de baptême le nom de la demeure, du métier exercé, d'une particularité physique.
D'abord vrai pour les roturiers, cela s'appliqua progressivement aux nobles à partir du XIIIème siècle. Yves en hérite donc comme patronyme. Sa mère Azo de Quinquis est  également issue d’une famille de petite noblesse de Pommerit-Jaudy.